Coup de tonnerre dans la classe politique congolaise. Modeste Bahati Lukwebo, ancien président du Sénat et membre influent de l’Union Sacrée du président Tshisekedi, vient d’être destitué de la présidence de son parti, l’AFDC-A.

Selon les informations, cette éviction survient quelques jours seulement après que Bahati Lukwebo ait démissionné de son poste de deuxième vice-président du Sénat. Sa démission faisait suite au dépôt d’une motion de censure à son encontre, l’accusant d’incompétence dans la gestion de cette institution.
Avant ces événements, Bahati Lukwebo s’était récemment illustré en défendant publiquement sa position contre tout changement ou révision de la Constitution. Un positionnement qui pourrait avoir contribué à fragiliser davantage sa situation au sein de la majorité présidentielle.
C’est désormais Otto Bahizi qui a été désigné pour assurer la transition à la tête de l’AFDC-A, en attendant la tenue d’un prochain congrès. Les raisons exactes de cette destituation brutale n’ont toujours pas été clairement explicitées par le parti.
Cette double chute de Modeste Bahati Lukwebo, à la fois de la présidence du Sénat et de la direction de son propre parti, illustre les tensions et les luttes d’influence qui traversent actuellement la scène politique congolaise.
Elle intervient dans un contexte marqué par des débats récurrents sur une éventuelle révision de la Constitution, un sujet ultra-sensible qui divise profondément la classe politique.
Les observateurs s’attendent à ce que cet événement ait des répercussions importantes, tant au sein de l’Union Sacrée que dans les rapports de force au sein de l’opposition. La suite des événements sera particulièrement scrutée dans les prochaines semaines.