Alors que le verdict du procès de l’ancien président Joseph Kabila était initialement prévu ce 12 septembre à la Haute Cour militaire, les avocats de la partie civile ont demandé la réouverture des débats.
Selon Me Richard Bondo, les avocats de la partie civile disposent de nouvelles preuves concernant les canaux financiers utilisés par Kabila pour soutenir le mouvement rebelle M23. Ils souhaiteraient également apporter des éléments sur la “véritable identification” de l’ex-président.
De plus, Me Jean-Marc Kabengela a indiqué que la RDC réclame désormais plus de 30 milliards de dollars de dommages et intérêts, contre 24 milliards initialement.
L’Auditeur général n’a pas objecté à cette demande de réouverture des débats. La Cour a donc suspendu l’audience en attendant de rendre sa décision sur cette requête.
Ce report du verdict initial illustre la complexité de ce procès à enjeux politiques majeurs pour la RDC. Les nouveaux éléments apportés par la partie civile semblent avoir convaincu la justice de la nécessité de reprendre l’examen du dossier avant de statuer définitivement.