Le procès sur le meurtre du brigadier Fiston Kabeya, policier de la circulation routière tué dans l’exercice de ses fonctions à Kinshasa, continue de susciter de vives tensions et des déclarations explosives. Lors de la dernière audience, la partie civile n’a pas hésité à pointer du doigt une responsabilité politique dans cette affaire tragique.
« Parmi les délinquants, il y avait aussi une autorité, une plus grande délinquante », a lancé un avocat représentant les intérêts de la victime, en référence aux circonstances ayant conduit à la mort du brigadier, renversé alors qu’il tentait de réguler un véhicule circulant à contresens sur une bande réservée.
La sortie a provoqué un véritable choc sur le lieu d’audience, d’autant plus qu’un des avocats des policiers accusés est allé jusqu’à traiter la Première ministre congolaise de “délinquant”, provoquant l’intervention immédiate du ministère public, qui l’a rappelé à l’ordre.
Ce procès s’inscrit dans un contexte de forte émotion à Kinshasa, où les abus liés à l’utilisation des voies prioritaires par certaines autorités sont régulièrement dénoncés. Le cas de Fiston Kabeya, fauché alors qu’il tentait d’imposer l’ordre face à une voiture roulant à contresens, est devenu emblématique de la question de l’impunité et du respect de l’autorité policière dans la capitale congolaise.

