Une fronde politique se renforce en République Démocratique du Congo contre la gestion des ressources naturelles du pays par le régime en place. Dans une déclaration conjointe, les opposants Claudel Lubaya, Seth Kikuni, Jean-Jacques Lumumba et Bienvenu Matumo dénoncent avec vigueur un accord présumé entre Félix Tshisekedi et l’administration Trump, qu’ils assimilent à une tentative de bradage des richesses congolaises en échange d’un soutien politique.
D’après les signataires du communiqué datant de vendredi 21 mars, des officiels congolais auraient été mandatés par le chef de l’État pour négocier en coulisses avec des proches collaborateurs de Donald Trump en vue de garantir une protection diplomatique et politique à Tshisekedi, quitte à hypothéquer l’avenir des générations futures.
« Pour parvenir à ses fins, le président Tshisekedi semble prêt à tout, y compris à marchander la survie de son pouvoir avec l’administration Trump par le troc des ressources naturelles tant convoitées de la RDC », dénoncent Lubaya, Kikuni, Lumumba et Matumo.
Les quatre figures de l’opposition alertent sur une répétition des erreurs du passé, comparant la démarche actuelle à celle de Mobutu Sese Seko, qui s’était appuyé sur le bloc occidental durant la guerre froide au détriment des intérêts du peuple congolais.
Les opposants critiquent sévèrement la politique de Félix Tshisekedi, affirmant qu’après six années au pouvoir, celui-ci n’a ni refondé l’État ni redonné espoir à la population, mais au contraire, divisé la nation et détruit l’unité nationale.
« Le pouvoir, rien que le pouvoir, pour le pouvoir, contre le peuple et contre l’intérêt général. Tel est désormais le combat de Félix Tshisekedi », fustigent-ils.
Ils dénoncent également l’usage abusif des fonds publics pour financer des cabinets de lobbying à l’étranger pendant que les soldats des FARDC peinent au front face aux nombreuses menaces sécuritaires qui pèsent sur le pays.

