Le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya a démenti mercredi 5 août les rumeurs alarmistes circulant sur les réseaux sociaux concernant une présumée épidémie d’Ebola à bord d’une embarcation. Il a précisé qu’il s’agit d’un seul passager décédé à Pimu avec des symptômes suspects, et non de plusieurs morts comme l’avaient laissé entendre certaines sources. Le gouvernement a mis en place un protocole de contrôle rigoureux.
Le gouvernement congolais a voulu clarifier la situation ce mercredi 5 août par la voix de son porte-parole Patrick Muyaya. Face aux rumeurs massives circulant sur les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie, il a apporté des précisions importantes concernant un incident sanitaire qui s’était produit à bord d’une embarcation en provenance de la province de la Tshopo.
« Pas de cas d’Ebola dans une embarcation, mais un cas suspect, ni plusieurs morts, plutôt un seul décès », a clarifié Patrick Muyaya. Cette mise au point visait à contrer les informations alarmistes qui avaient circulé, parlant de multiples victimes et d’une contamination généralisée à bord du navire.
Un décès aux symptômes suspects
Selon les explications du porte-parole, il s’agit « d’un passager qui aurait présenté des symptômes (fièvre et diarrhée) avant son décès ». Cet homme est décédé à Pimu, dans la province de la Mongala, à plus de 1 200 kilomètres de Kinshasa, bien après son débarquement du bateau en question. « Aucun autre décès n’a été enregistré parmi les passagers », a-t-il insisté, réfutant les allégations d’une épidémie à bord.
Un protocole de sécurité sanitaire activé
Face à ce cas suspect, le gouvernement a mis en place une réponse rapide et méthodique. Le bateau a été mis en quarantaine à 65 kilomètres de Kinshasa, créant une zone de sécurité sanitaire autour du navire et de ses passagers. Un laboratoire mobile a été déployé sur site pour effectuer les analyses nécessaires.
« Tout le monde sera testé », a assuré Patrick Muyaya, signalant que l’ensemble des passagers et membres d’équipage subiront les dépistages requis pour déterminer la cause réelle du décès et écarter tout risque de propagation. Les investigations en cours devront déterminer si la cause du décès est effectivement liée à la maladie à virus Ebola ou à une autre pathologie.
Une situation suivie au plus haut niveau
Le gouvernement a voulu rasurer la population sur la mobilisation des autorités. « Cette situation est suivie de près par le président de la République, et l’ensemble des ministres ainsi que des services concernés restent mobilisés », a déclaré Patrick Muyaya, soulignant l’importance accordée à cet incident par le sommet de l’État.
Enfin, le porte-parole a appelé la population à ne pas céder aux rumeurs qui circulent autour de ce dossier. Il a implicitement critiqué la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux, exhortant les citoyens à privilégier les sources officielles et à maintenir un calme justifié face à une situation qui, bien que sérieuse, reste sous contrôle.