Interrogé par RFI, le vice-Premier ministre congolais Adolphe Muzito a justifié son choix d’avoir rejoint le gouvernement de Félix Tshisekedi sans attendre la tenue d’un dialogue politique national préalable.
Alors que d’autres figures de l’opposition comme Martin Fayulu ont posé cette condition, Muzito estime que le président Tshisekedi, qu’il juge “légitime”, n’a pas besoin de ce dialogue pour associer l’opposition à la gestion du pays.
“Le dialogue ne peut se faire qu’autour de Monsieur Tshisekedi. Ce n’est pas le dialogue qui va donner la légitimité. Monsieur Tshisekedi est déjà légitime, c’est lui qui incarne la légalité nationale”, a affirmé Muzito.
Selon lui, le président a fait appel à l’opposition car “il veut associer tous les Congolais pour que nous parlions d’une même voix et qu’il puisse matérialiser la cohésion nationale de manière à faire face à l’ennemi, tout simplement.”
Muzito, qui a été Premier ministre sous Joseph Kabila, estime donc n’avoir “pas besoin d’attendre” un dialogue pour rejoindre le gouvernement, étant donné que Tshisekedi “représente la légalité nationale” après avoir été élu par le peuple.
Cette position illustre les profondes divisions qui traversent encore la classe politique congolaise, malgré les appels à l’unité nationale face à la grave crise sécuritaire que traverse l’est du pays. Le défi pour Tshisekedi sera de parvenir à une réconciliation durable avec l’ensemble de l’opposition.