Lors d’une intervention à l’Université Libre de Kinshasa (ULK), Martin Fayulu, figure de l’opposition en République Démocratique du Congo (RDC), a abordé plusieurs sujets brûlants de l’actualité politique et sécuritaire du pays.
“Moi, on m’a volé la victoire à l’élection présidentielle ; est-ce que j’ai pris les armes ?”, a déclaré Fayulu devant les étudiants. Cette affirmation fait référence à l’élection contestée de 2018, tout en soulignant son choix d’une approche non-violente malgré ses griefs.
Fayulu a ensuite dirigé ses critiques vers Corneille Nangaa, ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Il a condamné l’implication présumée de Nangaa dans la rébellion armée de l’Alliance des Forces Congolaises (AFC)/M23, mettant en lumière les liens troublants entre certains anciens responsables électoraux et les groupes armés actifs dans l’est du pays.
L’opposant a également évoqué la situation de l’ancien président Joseph Kabila, actuellement présent à Goma, dans une zone contrôlée par les rebelles de l’AFC/M23. Cette présence de Kabila dans un territoire sous emprise rebelle soulève des questions sur son rôle et ses intentions dans le contexte sécuritaire actuel de l’est de la RDC.
Ces déclarations de Fayulu mettent en lumière la complexité de la situation politique en RDC, où les enjeux électoraux s’entremêlent avec les défis sécuritaires persistants dans l’est du pays. Elles soulèvent également des interrogations sur les alliances et les motivations des différents acteurs politiques dans ce contexte tendu.
L’intervention de Fayulu devant les étudiants de l’ULK s’inscrit ainsi dans un débat plus large sur la gouvernance, la légitimité politique et la stabilité en RDC, alors que le pays se prépare pour de nouvelles échéances électorales.