Dans son message de vœux pour 2026, le leader de l’opposition congolaise, Martin Fayulu, a adopté un ton particulièrement virulent à l’égard du régime du président Félix Tshisekedi.
“Le compromis politique entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi a échoué”, a-t-il lancé, affirmant que “7 ans après le hold-up électoral de 2018, le temps est venu de rappeler la vérité, sans détour”.
Selon M. Fayulu, “la prétendue passation civilisée du pouvoir n’a produit ni paix, ni stabilité, ni cohésion nationale”. Au contraire, “elle a affaibli l’État, fragilisé nos institutions et ouvert la voie aux ennemis de la République”.
“Le temps de la résignation est révolu. Le temps du mensonge est terminé. Le temps de la peur doit prendre fin”, a martelé l’opposant dans un message empreint de fermeté.
Pour lui, les épreuves que traverse aujourd’hui la RDC sont “le résultat de la convoitise étrangère, mais aussi de choix politiques irresponsables, de compromissions honteuses et de l’abandon de la volonté populaire”.
Ce discours tranche nettement avec les appels à l’unité et à la réconciliation nationale promus par le président Tshisekedi ces derniers mois. Martin Fayulu semble ainsi revenir à une posture d’opposition radicale, remettant en cause la légitimité du régime en place.
Cette prise de position intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu, marqué par la progression du groupe rebelle M23 dans l’est du pays, malgré les efforts de médiation régionale.
Le retour à une rhétorique offensive de la part de l’opposition risque d’accentuer les tensions et de compliquer davantage la recherche d’une issue à la crise que traverse la République démocratique du Congo.