Les positions contrastées d’André Mbata et de Bahati Lukwebo sur l’organisation des élections en RDC

Rédaction Mbote
3 Min Read

Les récentes déclarations du politologue congolais André Mbata, dans un article publié par le magazine Jeune Afrique, et du deuxième vice-président du Sénat, Bahati Lukwebo, illustrent les divergences au sein de la classe politique congolaise sur la question de la tenue d’élections.

D’un côté, André Mbata estime qu’il serait prématuré d’organiser des élections tant que la situation sécuritaire avec le Rwanda n’est pas résolue. Selon lui, “qu’on mette d’abord fin à l’agression rwandaise. Demande-t-on à Volodymyr Zelensky, qui est hors mandat, s’il se prépare aux élections ? De toute façon, si on en organisait aujourd’hui, qui d’autre pourrait les gagner, si ce n’est Félix Tshisekedi ?”

- Advertisement -

Ce point de vue du politologue semble privilégier la stabilité politique à court terme plutôt que le respect strict du calendrier électoral.

De l’autre, Bahati Lukwebo, le deuxième vice-président du Sénat, a clairement affirmé que le président Tshisekedi a un mandat qui court jusqu’en 2028, critiquant ceux qui considèrent qu’il exerce une “mission illimitée”. Il a insisté sur le respect de la Constitution comme “base légale de l’action publique en RDC”.

“Le président Tshisekedi a un mandat jusqu’en 2028 (…) moi je suis républicain”, a déclaré Bahati Lukwebo, s’opposant ainsi aux collègues de l’Union Sacrée de la Nation qui estiment que le chef de l’État pourrait rester au-delà de son mandat actuel.

- Advertisement -

Ces positions contradictoires reflètent les tensions qui traversent la majorité présidentielle, l’Union Sacrée de la Nation, sur la question du processus électoral. Tandis que certains voudraient le repousser pour des raisons sécuritaires, d’autres défendent scrupuleusement le cadre constitutionnel.

Au-delà de ces divergences, ces prises de position soulignent l’enjeu crucial que représente l’organisation d’élections libres et transparentes pour l’avenir de la démocratie congolaise. Le respect de la Constitution et du calendrier électoral apparaît comme une condition sine qua non pour une alternance politique apaisée.

Dans ce contexte tendu, la parole des responsables politiques de haut niveau comme Bahati Lukwebo revêt une importance particulière pour apaiser les tensions et préserver l’intégrité du processus démocratique en RDC.

Share This Article
Leave a Comment