L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a pris une mesure forte en interdisant désormais toute manifestation et tout rassemblement à l’intérieur de l’enceinte du Palais du Peuple, siège du Parlement.
Une décision pour préserver la neutralité institutionnelle
Cette décision, entrée en vigueur le 1er janvier 2026, fait suite à une instruction du président de l’Assemblée nationale, relayée par le secrétaire général de l’institution.
Selon les autorités parlementaires, cette interdiction vise avant tout à préserver le caractère neutre, institutionnel et inviolable du Palais du Peuple, symbole de la démocratie congolaise et lieu d’exercice du pouvoir législatif.
“Cette instruction vise à préserver le caractère neutre et inviolable du site abritant l’Assemblée nationale”, précise le communiqué officiel.
Un accès restreint pour préserver l’ordre et la sécurité
Désormais, aucune activité à caractère public, politique ou revendicatif ne sera autorisée à l’intérieur du Palais du Peuple. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de maintenir l’ordre et la sécurité au sein de cette enceinte institutionnelle stratégique.
En interdisant l’accès du Palais aux manifestants, les autorités souhaitent éviter toute perturbation des travaux parlementaires et préserver la dignité du lieu. Cette décision marque ainsi la volonté de garantir la neutralité et l’indépendance du pouvoir législatif.
Un débat sur les limites de la liberté d’expression
Cette mesure restrictive soulève cependant des interrogations quant aux limites de la liberté d’expression et de manifestation dans un contexte démocratique.
En effet, le Palais du Peuple, symbole de la représentation nationale, a longtemps été un lieu d’expression pour les citoyens congolais. L’interdiction pure et simple de tout rassemblement soulève ainsi des questions sur le respect des droits fondamentaux.
Les autorités devront donc trouver un équilibre délicat entre la préservation de l’ordre institutionnel et le maintien des libertés publiques, dans un contexte politique et social encore fragile en République démocratique du Congo.

