Lambert Mende : « la sécurité de l’ancien président Joseph Kabila à Goma était assurée par des éléments de l’armée rwandaise. »

Rédaction Mbote
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Selon Mende, la sécurité de Kabila à Goma et Bukavu était assurée par des militaires rwandais, d’après des renseignements et des témoignages

L’ancien ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, a fait des révélations explosives concernant la sécurité de l’ancien président Joseph Kabila lors de ses déplacements dans l’est de la République démocratique du Congo.

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Selon M. Mende, la sécurité de M. Kabila à Goma et Bukavu était en réalité assurée par des éléments de l’armée rwandaise, et non par les Forces armées de la RDC (FARDC) comme cela aurait dû être le cas.

Le responsable politique affirme que ces informations proviennent de “renseignements” obtenus par ses services, mais aussi de “gens qui ont vu Kabila à Goma et à Bukavu” accompagné de militaires rwandais.

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été condamné par la justice militaire congolaise pour ses liens présumés avec les groupes rebelles qui occupaient la ville de Goma à l’époque de ses visites dans cette région.

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Cette déclaration soulève de graves interrogations sur les liens entre l’ancien régime de Joseph Kabila et le Rwanda, pays voisin avec lequel les relations ont parfois été tendues.

Selon les révélations de l’ancien ministre Lambert Mende, M. Kabila s’est rendu à Goma et Bukavu alors que ces villes étaient encore sous le contrôle des rebelles du M23, une rébellion soutenue par le Rwanda voisin.

La présence présumée de soldats rwandais dans l’escorte de l’ex-président congolais pourrait être interprétée comme une ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la RDC, remettant en cause la souveraineté nationale.

Lambert Mende, qui a longtemps été l’un des porte-parole influents du gouvernement Kabila, semble vouloir éclaircir certains aspects obscurs de la gouvernance de l’ancien chef de l’État.

Cette révélation, étayée par des sources de renseignement et des témoignages de terrain, intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes en RDC, où le président Félix Tshisekedi s’efforce de se démarquer de l’héritage de son prédécesseur.

Les autorités congolaises devront sans doute s’expliquer sur ces allégations, qui risquent d’alimenter les controverses autour de la sécurité et de la souveraineté nationale durant la période Kabila.

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