Depuis quelques semaines, les jeunes de la commune de Kintambo assistent, impuissants, à la construction d’une nouvelle station d’essence aux abords du stade vélodrome. Un nouvel empiétement sur les infrastructures sportives de la commune, qui soulève l’indignation.
Le stade vélodrome de Kintambo, construit par les Belges en 1936, est un lieu emblématique de la commune, pouvant accueillir jusqu’à 7 000 spectateurs. Malheureusement, ce site dédié à la jeunesse et aux activités sportives est une nouvelle fois convoité par des intérêts privés.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que de telles tentatives d’appropriation d’infrastructures de jeunesse se produisent. En août 2024, le ministre des Sports Didier Budimbu avait dû suspendre la construction d’une autre station d’essence aux abords du stade des Martyrs.
Face à cette nouvelle situation, les jeunes de Kintambo ne cachent pas leur colère et leur sentiment d’impuissance. Ils dénoncent ce détournement d’un équipement public au profit d’intérêts privés, alors même que les infrastructures sportives manquent cruellement dans leur commune.
Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la protection des espaces publics dédiés à la jeunesse et aux activités sportives. Elle met également en lumière la nécessité pour les autorités d’agir fermement pour préserver le patrimoine et les équipements de proximité, indispensables au développement de la communauté.
La commune de Kintambo attend désormais une réaction rapide des pouvoirs publics afin de mettre un terme à ce projet de station d’essence et de garantir la pérennité du stade vélodrome, véritable poumon sportif et social pour les jeunes de la région.

