Plus de 400 bus neufs, acquis dans le cadre du programme gouvernemental “Esprit de vie”, attendent toujours leur mise en circulation à Kinshasa. Ces véhicules, pourtant destinés à améliorer significativement le transport urbain dans la capitale congolaise, sont bloqués au port de Matadi depuis l’année dernière, selon une déclaration faite mercredi 21 mai par Sylva Lemba Kisindu, coordonnateur du projet selon la Radio Okapi.
Commandés par l’État congolais, ces bus seraient en attente de paiement des frais de transport et d’entreposage, des charges qui incombent au gouvernement.
« L’obstacle principal reste les frais de manutention et d’entreposage que l’État n’a pas encore réglés depuis leur arrivée de Corée du Sud », a expliqué Kisindu.
Le projet semblait pourtant relancé en avril 2025, lorsque le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, avait annoncé une intervention imminente pour libérer les véhicules. Sylva Lemba a confirmé que le ministre des Transports avait sollicité le paiement de trois dernières factures auprès du ministère des Finances, mais à ce jour, aucune évolution concrète n’a été enregistrée.
« Dès que ces trois factures seront réglées, les bus seront mis à disposition. Le gouvernement est au courant de la situation et s’en occupe », a rassuré le coordonnateur du projet.
Le programme “Esprit de vie” est né en 2014 d’un partenariat entre le gouvernement congolais et l’APVECO (Association des propriétaires des véhicules affectés au transport en commun).
Lors de sa première phase, 250 minibus Hyundai avaient été livrés aux transporteurs privés à Kinshasa, dans un schéma de remboursement étalé sur quatre ans. Ce projet avait pour double objectif de moderniser le parc automobile urbain et de réduire les accidents de la route, souvent causés par les vétustes “Mercedes 207”, surnommées alors “esprit de mort”.

