Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a fermé la porte à la médiation proposée par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki pour tenter de résoudre la crise sécuritaire dans l’est du pays. Selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, aucun responsable congolais, ni le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe, ni le conseiller spécial en charge de la sécurité du président Félix Tshisekedi, ne se rendra en Afrique du Sud pour rencontrer certains opposants.
Kinshasa accuse en effet Thabo Mbeki de se ranger du côté des rebelles du M23, estimant qu’il tient un “discours complaisant” à leur égard. Le gouvernement a donc décliné l’invitation de la Fondation Thabo Mbeki qui organisait du 3 au 6 septembre une conférence intercongolaise visant à promouvoir la paix en RDC. Cette rencontre devait réunir diverses personnalités politiques, religieuses et de la société civile, dont l’ancien président Joseph Kabila, Moïse Katumbi ou encore Vital Kamerhe.
Kinshasa semble donc déterminé à écarter Thabo Mbeki de ses efforts de médiation, préférant mener sa propre stratégie pour tenter de résoudre la crise sécuritaire qui frappe l’est de la RDC depuis de nombreuses années. Mais cette position pourrait compliquer davantage les tentatives de paix dans cette région.

