Un jugement de la justice congolaise oblige la maison communale de Limete à évacuer ses locaux dans un délai de 7 jours, au profit de la succession Molebe qui avait engagé une procédure contre l’Hôtel de Ville.
Selon un document partagé sur les réseaux sociaux, le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Matete ainsi que la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete ont rendu des décisions (RC 22.929 et RCA 6757) favorables à cette succession.


Le texte, signé par l’huissier de justice Maître Mosengo Waya, somme ainsi la maison communale de Limete de “s’exécuter dans les 7 jours” qui suivent la présente notification, sous peine de “mesures de déguerpissement forcé”.
Selon les informations transmises, une partie de la parcelle occupée par la maison communale serait en réalité la propriété de la famille Molebe, tandis que l’autre partie relèverait du commissariat de la commune de Limete et du bureau des PRC.
Ce jugement fait suite à une “mauvaise foi d’exécuter volontairement” les décisions de justice précédentes, souligne le document. L’huissier prévient qu’en cas de non-respect du délai, il sera dans l’obligation d’exécuter “de manière forcée” l’évacuation de cet immeuble.
Cette affaire met en lumière les tensions récurrentes autour de la gestion foncière et immobilière dans la capitale congolaise. Elle illustre également les défis posés par l’application effective des décisions de justice dans un contexte urbain complexe.