Jean-Marc Kabund a Kabund, ancien président a.i. de l’UDPS et aujourd’hui opposant farouche au régime Tshisekedi, a lancé ce mercredi à Kinshasa la coalition de la Grande Gauche, une nouvelle plateforme politique aux ambitions clairement affirmées : rupture, fermeté et souveraineté nationale.
Lors de son discours inaugural, l’ex-député a adopté un ton résolument martial, plaçant la question sécuritaire au centre de son programme politique. Il a notamment averti les pays voisins de la République démocratique du Congo :
« Notre objectif est de construire un État pacifique et hospitalier en plein cœur de l’Afrique, mais doté d’une doctrine militaire ferme : tout acte ou déclaration d’un État voisin susceptible de menacer notre indépendance, notre souveraineté, ou la paix et la sécurité de notre peuple sera considéré comme une déclaration de guerre. Par conséquent, la RDC sera dans l’obligation de mener des attaques préventives pour défendre son territoire et sa population. »
Cette prise de position marque un virage stratégique et idéologique : loin d’une gauche molle ou simplement sociale, la “Grande Gauche” de Kabund se veut radicalement nationaliste, avec une doctrine militaire assumée. Elle entend rompre avec ce que Kabund qualifie de « faiblesse institutionnelle » du pouvoir actuel, notamment face à l’agression rwandaise dans l’Est.
La sortie de Jean-Marc Kabund intervient dans un contexte particulièrement tendu, alors que les tensions avec le Rwanda et la rébellion du M23 continuent de fragiliser l’Est du pays. Il accuse le régime Tshisekedi d’inaction militaire et de compromission diplomatique, et affirme que la RDC doit changer de posture face aux menaces extérieures.

