Le ministre congolais de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, a confirmé mardi soir sur TV5 Monde l’imminence d’un accord de paix avec le Mouvement du 23 mars (M23), principal groupe rebelle impliqué dans les violences à l’est de la République démocratique du Congo.
« Demain, dans les prochains jours, nous aurons un accord de paix avec le M23 qui est un acteur actif en ce qui concerne le conflit armé », a-t-il annoncé, en marge de son intervention sur la chaîne francophone internationale.
Cette déclaration survient quelques jours après la signature, le 18 juillet dernier à Doha (Qatar), d’une déclaration de principes entre le gouvernement congolais et la coalition du fleuve Congo / M23. Une étape diplomatique jugée cruciale dans le processus de désescalade du conflit qui secoue les provinces de l’est congolais depuis plus d’une décennie.
Jacquemin Shabani s’est voulu optimiste, insistant sur la portée de cet accord à venir, qu’il considère comme un jalon majeur pour la paix durable dans la région : « Cela va permettre de consolider cette volonté des différentes parties à construire cette paix », a-t-il souligné, évoquant une convergence d’intérêts en faveur d’un retour à la stabilité.
Le M23, souvent accusé par Kinshasa d’être soutenu par le Rwanda, contrôle depuis plusieurs mois plusieurs localités stratégiques du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Son implication directe dans les combats contre les forces armées congolaises (FARDC) a fait de lui un acteur incontournable dans tout processus de paix.

