L’ancienne sénatrice et ex-présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse, Francine Muyumba, est montée au créneau ce mercredi 14 mai sur X pour dénoncer la procédure initiée contre l’ancien président Joseph Kabila, visé par un réquisitoire pour son implication présumée dans la rébellion M23/AFC.
Alors que le Sénat s’apprête à examiner la recevabilité de cette initiative, elle a publié un message ferme sur ses réseaux sociaux.
Selon elle, les immunités dont bénéficie Joseph Kabila lui sont accordées en vertu de son statut d’ancien chef de l’État tel que prévu par une loi spécifique, et non du fait de son statut de sénateur à vie. Par conséquent, le Sénat n’a légalement aucune compétence pour lever cette protection, et l’affaire devrait être rejetée dès l’étape de recevabilité.
« Le Sénat n’a donc aucune base légale pour révoquer une protection qui découle d’une loi spécifique relative aux anciens présidents. Cette initiative devrait déjà être rejetée au stade de la recevabilité », écrit-elle.
Francine Muyumba a également exprimé son inquiétude quant aux répercussions de cette démarche sur l’État de droit et la stabilité politique en RDC, estimant que cette initiative accentue les tensions internes à un moment critique.
« Un tel acte fragilise davantage l’État de droit et accentue les tensions politiques, à un moment où la RDC a un besoin urgent d’unité et de paix », a-t-elle poursuivi, appelant à « chercher la paix, la véritable paix, et non une politique de deux poids, deux mesures ».
Cette sortie rentre dans un climat politique tendu où les accusations contre l’ancien président Joseph Kabila, portées par l’actuel chef de l’État Félix Tshisekedi, suscitent de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique.

