Lors du deuxième congrès de l’Union Sacrée de la Nation, le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a clairement affiché sa position concernant le dialogue inter-congolais. Dans un discours passionné, il a réaffirmé sa volonté d’être “un homme de dialogue” pour rassembler les Congolais autour d’un idéal commun, tout en rejetant fermement toute initiative de dialogue se tenant à l’extérieur du pays.
“Je vais me servir de cet instrument pour rassembler les Congolais et les réunir autour d’un idéal commun”, a déclaré Tshisekedi devant l’assemblée. Il a toutefois tenu à préciser que les Congolais n’ont pas besoin d’un “facilitateur” pour mener ce dialogue, faisant ainsi référence à l’invitation du médiateur sud-africain Thabo Mbeki pour un dialogue inter-congolais en Afrique du Sud.
Cette prise de position ferme du président congolais intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des tensions et des dissensions au sein de la classe politique. Tshisekedi semble vouloir affirmer son leadership et sa volonté de prendre en main le processus de dialogue national, sans ingérence extérieure.
“Je ne me laisserai pas distraire par des initiatives de dialogue qui se tiennent à l’extérieur du pays”, a-t-il martelé, soulignant ainsi sa détermination à conduire le dialogue sur le terrain national.
Cette déclaration du président Tshisekedi reflète sa vision d’un dialogue inclusif et endogène, porté par les acteurs congolais eux-mêmes. Il souhaite ainsi donner aux Congolais les moyens de se rassembler et de trouver des solutions à leurs défis communs, sans l’intervention de facilitateurs étrangers.
À l’heure où la RDC fait face à de nombreuses crises, ce positionnement du président Tshisekedi témoigne de sa volonté de prendre les rênes du dialogue national et de mobiliser les Congolais autour d’un projet rassembleur. Une posture qui pourrait susciter des réactions mitigées, mais qui reflète sa vision d’un dialogue endogène, garant de l’unité et de la stabilité du pays.