En séjour à Bunia, le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, a annoncé ce jeudi 9 juillet 2026 l’intégration officielle de deux nouvelles provinces dans la cartographie de la riposte contre le virus Ebola. La forte mobilité de la population complique le contrôle de la transmission.
L’épidémie de maladie à virus Ebola continue d’étendre son ancrage territorial dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Lors d’un point presse tenu depuis le chef-lieu de l’Ituri, le Dr Roger Kamba a confirmé que les provinces de la Tshopo et du Haut-Uele font désormais partie des zones officiellement touchées.
Des déplacements de malades à l’origine de l’extension
Selon les précisions fournies par le ministre, cette expansion géographique directe est intimement liée à une forte mobilité des populations. Des personnes infectées ont quitté la cité de Nia-Nia (Ituri) pour se déplacer vers ces juridictions voisines.
Le bilan épidémiologique fait état de :
- Deux cas positifs déclarés dans la zone de santé de Wamba (Haut-Uele).
- Deux cas positifs enregistrés dans la Tshopo au 54e jour de la riposte.
« Nous avons vu les malades d’ici entrer à Tshopo et à Wamba. La Tshopo est désormais concernée par la maladie… nous avons eu des cas à Wamba, nous considérons donc que Wamba est dans la liste des zones touchées », a indiqué le ministre de la Santé.
Une épidémie toujours en phase ascendante
Les autorités sanitaires concèdent que la situation demeure critique. La riposte se trouve actuellement dans une phase aiguë de croissance en Ituri et au Nord-Kivu, amplifiée par la circulation importante des personnes. En raison de ces flux de population et des difficultés d’engagement communautaire, les experts estiment qu’il est encore impossible de prédire le pic de l’épidémie.
Au total, les statistiques globales de cette vague épidémique affichent 1 759 cas cumulés, ayant entraîné 600 décès pour 750 guérisons constatées sur l’ensemble du territoire national.
Vers un retrait progressif du Sud-Kivu
Au milieu de cette trajectoire ascendante, une lueur d’espoir se dessine dans le Grand Kivu. La province du Nord-Kivu vient de franchir le seuil des 42 jours consécutifs sans l’apparition du moindre nouveau cas. Une stabilité qui pousse le gouvernement à envisager l’annonce imminente de la fin de la riposte et du retrait des équipes de surveillance dans la province limitrophe du Sud-Kivu.