Bahati Lukwebo : “Si ceux qui ont 60 ou 50 ans ne sont pas matures, comment voulez-vous qu’une Constitution de 17 ans soit vieille ?”

Rédaction Mbote
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RDC : Bahati Lukwebo défend la jeunesse de la Constitution, pointant l’immaturité de certains dirigeants

Alors que le débat sur la révision de la Constitution congolaise est relancé par les propos du professeur Évariste Boshab, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a tenu à apporter des clarifications.

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Le professeur Boshab, considéré comme l’un des éminents constitutionnalistes du pays, a récemment assumé le choix de la révision constitutionnelle. Selon lui, la Constitution de 2006 est désormais “dépassée” et “inadaptée” aux réalités actuelles de la RDC. Il a appelé à une réflexion sur sa révision ou son remplacement.

Cependant, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a pris la défense de la jeunesse de la Loi fondamentale congolaise. Lors d’une conférence de presse, il a lancé : “Si ceux qui ont 60 ou 50 ans ne sont pas matures, comment voulez-vous qu’une Constitution de 17 ans soit vieille ?”

Selon lui, le problème ne réside pas dans la jeunesse de la Constitution, mais dans “l’immaturité” de certains responsables politiques qui peinent à s’y conformer. “C’est un problème d’hommes, pas de texte”, a-t-il insisté.

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Cette prise de position intervient alors que les débats sur la réforme de la Constitution alimentent régulièrement les crises institutionnelles en RDC. Pour le deuxième vice-président du Sénat Bahati Lukwebo, la priorité doit être de former des dirigeants responsables, capables de respecter l’esprit et la lettre de la Loi fondamentale, plutôt que de s’attaquer à un texte qui a fait ses preuves depuis près de deux décennies.

Le deuxième vice-président du Sénat congolais défend ainsi la jeunesse de la Constitution, estimant que le véritable défi réside dans la maturité politique des hommes qui l’appliquent, plus que dans la nécessité d’une révision constitutionnelle.

Ces positions contrastées sur l’avenir de la Loi fondamentale congolaise interviennent dans un contexte régional tendu, marqué notamment par les sanctions américaines visant le Rwanda et son soutien présumé aux rebelles du M23 dans l’est de la RDC.

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