Une attaque d’une violence inédite a plongé la commune de Kimbanseke dans la terreur, dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 juillet. Entre 1h45 et 3h du matin, des hommes lourdement armés ont pris d’assaut plusieurs quartiers, notamment Pascal, la route Mokali et l’avenue Kimpolo. Le bilan provisoire fait état de deux morts, plusieurs maisons pillées, une femme violée et une population choquée.
Selon plusieurs témoins interrogés tôt ce matin, les assaillants, nombreux et bien organisés, portaient pour certains des tenues ressemblant à celles de la garde républicaine. Ils auraient encerclé les quartiers ciblés en tendant des fils et des barricades pour empêcher toute fuite ou intervention extérieure.
Parmi les victimes recensées, un père et son fils ont été tués sur l’avenue Kimpolo. Leurs corps auraient été retrouvés au petit matin par des voisins, après que les assaillants eurent quitté les lieux. Par ailleurs, une femme d’une quarantaine d’années a été victime d’un viol, selon les premières informations relayées par les habitants.
Des maisons ont été fouillées, des biens emportés, des portes défoncées, et plusieurs familles traumatisées. La panique s’est emparée de la population jusqu’au lever du jour.
Plusieurs témoins dénoncent l’absence de réaction rapide des autorités. Les policiers du secteur se seraient retirés face à l’intensité des tirs, et aucune intervention des forces de sécurité n’a été signalée durant l’attaque. Ce n’est que plusieurs heures après les faits que les forces de l’ordre auraient commencé à se déployer dans la zone.
Pour l’heure, aucune autorité officielle ne s’est encore exprimée publiquement sur cette attaque. Une enquête est attendue afin de faire la lumière sur les auteurs, leurs motivations, et les circonstances précises de ce drame. La présence de personnes habillées comme des éléments de la garde présidentielle soulève de nombreuses questions au sein de la population.