L’arrestation d’Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et cadre influent du Front commun pour le Congo (FCC), continue de susciter de vives réactions sur la scène politique congolaise. Parmi les voix qui se sont élevées, celle de Martin Fayulu, président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), s’est distinguée par un ton ferme et juridique.
Dans une publication diffusée sur son compte X (anciennement Twitter), l’opposant congolais a dénoncé ce qu’il considère comme une atteinte grave aux droits humains et aux libertés fondamentales. « Arrestation d’Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale. Jusqu’à quand piétinera-t-on les droits humains et les libertés fondamentales ? », s’est interrogé Martin Fayulu, avant de rappeler le cadre constitutionnel en vigueur en République démocratique du Congo.
Se référant explicitement à la Constitution, Fayulu a invité les autorités à relire « les alinéas 1 et 2 de l’article 17 ainsi que l’intégralité de l’article 18 ». Ces dispositions garantissent la liberté individuelle, précisent que la détention doit rester l’exception, et imposent que toute personne arrêtée soit immédiatement informée des motifs de son arrestation, de ses droits, et présentée à l’autorité judiciaire compétente dans un délai légal.
Par cette prise de position publique, Martin Fayulu ne s’est pas prononcé sur le fond des accusations éventuelles contre Aubin Minaku, mais a recentré le débat sur le respect strict des procédures légales et constitutionnelles. Il a ainsi réaffirmé que l’État de droit ne peut être garanti que par l’application rigoureuse de la loi, indépendamment du statut politique ou de l’appartenance des personnes concernées.
Cette déclaration intervient dans un contexte politique tendu, où les questions liées à la justice, aux arrestations de figures politiques et au respect des libertés publiques occupent une place centrale dans le débat national.

