Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a reconnu avoir utilisé des “mots durs” pour dénoncer les conditions de vie “indignes” dans lesquelles se trouvent de nombreux militaires des Forces Armées de la RDC (FARDC).
Lors de l’ouverture de la première édition des Conférences annuelles du service public à Kinshasa, le Chef de l’État a tenu à clarifier ses propos, précisant que son objectif n’était “jamais de mépriser” ces soldats, qu’il a qualifiés de “vaillantes forces de défense et de sécurité”.
“Lorsque je dénonce, parfois avec des mots durs, l’indignité des conditions de vie dans lesquelles tant de nos compatriotes ont été contraints durant des années, ce n’est jamais pour les mépriser, et certainement pas nos vaillantes forces de défense et de sécurité, mais pour placer l’État face à ses responsabilités”, a expliqué le Président Tshisekedi.
Cette déclaration intervient dans un contexte de préoccupations récurrentes sur les moyens alloués aux forces armées congolaises, qui peinent souvent à assurer des conditions de vie et de travail décentes pour leurs personnels.
Le Président a ainsi placé la question du bien-être des soldats au cœur des priorités de son mandat, afin de garantir la professionnalisation et la motivation des troupes pour relever les défis sécuritaires auxquels fait face le pays.

