Les autorités belges font face à une augmentation significative des demandes d’asile en provenance de la République démocratique du Congo (RDC). Pour les dix premiers mois de 2025, plus de 2 000 Congolais ont introduit une telle demande en Belgique, faisant de la RDC le 4e pays d’origine des demandeurs d’asile dans le royaume.
Une majorité de demandes provenant de Kinshasa
Selon les chiffres rendus publics par Freddy Roosemont, directeur général de l’Office des étrangers belge, la majorité de ces demandes émanent de ressortissants congolais originaires de la capitale Kinshasa, et non des zones de conflit à l’est du pays.
Un « détournement de procédure » dénoncé
Les autorités belges s’inquiètent de cette tendance et dénoncent un « détournement de procédure ». Selon elles, la plupart de ces demandes reposent sur de fausses déclarations ou de documents falsifiés, dans le seul but d’obtenir un titre de séjour en Belgique.
Un taux de rejet très élevé
Freddy Roosemont souligne que ces demandes sont systématiquement rejetées, avec un taux avoisinant les 85 à 90%. Les déboutés font alors l’objet d’un ordre de quitter le territoire belge, voire d’un rapatriement forcé.
Face à cette situation, les autorités belges appellent à une meilleure sensibilisation tant en Belgique qu’en RDC sur les réalités de l’immigration. Elles insistent sur le fait que l’accès à l’asile est réservé aux cas de persécution avérée, et non aux démarches motivées par la recherche d’un meilleur confort de vie.
Le risque d’une spirale de précarité
Ces expulsions forcées plongent les personnes concernées dans une situation de précarité et d’irrégularité, les poussant parfois dans la clandestinité sans aide financière.
Face à cette hausse des demandes d’asile en provenance de la RDC, les autorités belges entendent durcir leur position et lutter contre ce qu’elles considèrent comme un « détournement de procédure », au risque d’aggraver la situation des Congolais concernés.