À quelques heures de la signature de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, prévue ce jeudi 4 décembre à Washington, le président Félix Tshisekedi a tenu à faire une mise au point.
“L’accord à signer ne sera mis en œuvre qu’une fois que le Rwanda aura totalement retiré ses forces du territoire de la RDC, et ça, c’est indiscutable”, a prévenu le chef de l’État congolais.
Cette déclaration intervient alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali sont restées vives ces dernières années, avec notamment l’implication présumée du Rwanda dans le conflit à l’est de la RDC.
Pour Félix Tshisekedi, la condition sine qua non de la mise en œuvre de cet accord historique est donc le retrait complet des troupes rwandaises du sol congolais.
“Nous ne signerons pas un chèque en blanc. Le Rwanda doit d’abord se retirer totalement avant que nous puissions aller de l’avant”, a-t-il martelé.
Cette position ferme du président congolais témoigne de la méfiance qui subsiste malgré les efforts de normalisation des relations entre les deux pays voisins.
L’enjeu de cette signature à la Maison Blanche sera donc de trouver un équilibre entre la volonté de paix et de coopération, tout en garantissant le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.
Les prochaines semaines seront déterminantes pour s’assurer de la mise en œuvre effective de cet accord, qui doit permettre de stabiliser durablement la région des Grands Lacs.

