Zozo Machine réagit aux vidéos d’Honorine Porsche à Kinshasa : ” Ils ont commis un braquage, oui, c’est grave et la justice doit faire son travail.Mais maintenant, pourquoi la forcer à écarter les jambes juste pour la filmer ainsi ? “

Ordi Mande
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Le rappeur Zozo Machine s’est dit terrifier après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant Honorine Porsche, une présumée braqueuse arrêtée ce jeudi à Kinshasa, subir un traitement jugé humiliant de la part d’éléments de la police.

Dans les images devenues virales, on voit des agents procéder à des gestes à caractère intime à l’encontre de la femme — une scène qui a provoqué une vive émotion et l’indignation de l’artiste. Zozo Machine s’interroge : « Ceci est-il le traitement que la loi réserve aux femmes braqueuses ? », rappelant que, même en cas d’infraction, la justice doit respecter la dignité humaine.

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L’artiste a tenu à nuancer sa position : la présumée braqueuse doit être jugée et condamnée conformément à la loi, mais sans dépassement ni humiliation publique. Il a déclaré :

« Je viens de voir les vidéos. On ne peut pas toujours donner notre avis sur tout, mais là… Ils ont commis un braquage, oui, c’est grave et la justice doit faire son travail.
Mais maintenant, pourquoi la forcer à écarter les jambes juste pour la filmer ainsi ? Est-ce que c’est cette humiliation que la loi prévoit pour les femmes accusées de braquage ? Pourquoi ne filme-t-on pas les hommes dans le même état ? On condamne ce qu’elle a fait, mais l’obliger à écarter les jambes et lui dire clairement “on va te violer”, ce n’est plus de la justice, ce n’est pas humain, et ce n’est certainement pas un acte professionnel »

Les propos de Zozo Machine ajoutent une voix publique aux appels à la protection des droits fondamentaux et à la responsabilité des forces de l’ordre. Plusieurs organisations et internautes demandent désormais une enquête impartiale afin d’identifier les auteurs de ces actes et de garantir que des mesures disciplinaires et judiciaires soient prises si nécessaire.

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En attendant la réaction officielle des autorités, l’affaire relance le débat sur les pratiques policières, la transparence des procédures et le respect des droits humains, même dans les affaires criminelles.

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