Kinshasa, le 27 septembre 2025 – L’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo a connu ces derniers jours des mouvements agités autour du sort de plusieurs de ses membres. Alors que les députés Vital Kamerhe et Dominique Munongo ont effectivement été destitués, trois autres élus ont été épargnés grâce à l’intervention de la commission dirigée par le député UDPS Peter Kazadi.
Selon les informations recueillies, une commission spéciale avait été mise en place pour examiner les pétitions visant à révoquer ces cinq députés. Présidée par Peter Kazadi, cadre influent de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), cette commission a finalement estimé que le rapporteur, la questeure et son adjointe n’avaient pas à être destitués.
Cependant, les députés Vital Kamerhe, allié de longue date du président Félix Tshisekedi, et Dominique Munongo, figure proche de l’opposant Moïse Katumbi, n’ont pas eu la même chance. Ils ont présenté leur démission avant même que l’Assemblée ne procède au vote de leur révocation, dans ce qui semble être un règlement de comptes politique.
Le député Jean Claude Tshilumbayi, membre de l’UDPS, a dénoncé un “passage en force” de la part des députés.
Ces mouvements au sein de l’Assemblée nationale interviennent dans un contexte de tensions politiques accrues en RDC. Ils illustrent les luttes d’influence qui agitent la classe politique congolaise, où les alliances et les inimitiés semblent parfois primer sur les considérations d’intérêt général.
La population congolaise suivra avec attention les suites de ces événements, espérant que l’Assemblée nationale puisse retrouver la sérénité nécessaire pour se consacrer pleinement à ses missions de représentation et de législation.

