Révision constitutionnelle en RDC : Plainte contre Félix Tshisekedi et sit-in au Palais du Peuple, l’opposition durcit le ton

Rédaction Mbote
3 Min Read

Le bras de fer autour de la révision constitutionnelle franchit un nouveau palier en République démocratique du Congo. Au lendemain de la journée « ville morte », la résistance se structure et passe à la vitesse supérieure. Les principales forces de l’opposition congolaise viennent d’annoncer deux actions d’envergure prévues dans les tout prochains jours : une offensive judiciaire d’abord, visant directement le chef de l’État, suivie d’une démonstration de force populaire dans la rue.

Ces initiatives en série témoignent d’une nette montée en puissance de la contestation face au projet de changement de la loi fondamentale porté par le camp présidentiel.

- Advertisement -

9 juin : Une plainte contre Félix Tshisekedi pour « coup d’État constitutionnel »

La première action annoncée est hautement politique et s’articule sur le terrain du droit. L’opposition prévoit de déposer, le mardi 9 juin 2026, une plainte formelle contre le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi.

Le motif invoqué par les opposants est d’une extrême gravité : ils accusent le chef de l’État de tentative de « coup d’État contre la Constitution ». Pour les signataires de cette démarche, initier un changement de la Constitution du 18 février 2006 en dehors des clous légaux et dans le contexte sécuritaire actuel s’apparente à une violation flagrante du serment présidentiel et de l’ordre institutionnel du pays. Bien que les chances d’aboutissement juridique d’une telle plainte restent complexes, la portée symbolique de cet acte vise à délégitimer la démarche du pouvoir.

- Advertisement -

12 juin : Grand sit-in populaire devant le Palais du Peuple

Trois jours seulement après le volet judiciaire, l’opposition entend ramener le débat dans la rue et interpeller directement la représentation nationale. Un grand sit-in est programmé le vendredi 12 juin 2026 devant le Palais du Peuple, siège du Parlement (Assemblée nationale et Sénat).

En choisissant ce lieu stratégique, les leaders de la résistance veulent envoyer un message clair aux députés et sénateurs : faire bloc contre toute tentative d’introduire ou d’avaliser un texte visant à modifier les dispositions verrouillées de la Constitution. Ce rassemblement s’annonce comme un test majeur pour mesurer la capacité de mobilisation physique de l’opposition à Kinshasa, après le mot d’ordre de désobéissance passive de la ville morte.

Une dynamique de résistance qui s’accélère

Ces annonces confirment que la Coalition Article 64 (C64) et ses alliés n’entendent pas laisser le gouvernement dicter le calendrier politique. En diversifiant les modes d’action de la grève invisible aux actions en justice, jusqu’aux rassemblements devant les institutions, les opposants cherchent à créer un climat de pression continue sur le régime. À Kinshasa, le mois de juin s’annonce d’ores et jour crucial pour l’avenir politique et institutionnel de la RDC.

Share This Article
Leave a Comment