CPI: le gouvernement déterminé à poursuivre Kagame partout où il se cache conformément à la vision du Président Tshisekedi

Christian Mampuya
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Lors d’une conférence organisée par African Legal Aid, ce jeudi 31 octobre 2024, Afrique du Sud, le vice-ministre de la Justice et du Contentieux international de la République Démocratique du Congo (RDC), Me Samuel Mbemba Kabuya, a réitéré la volonté de son gouvernement de poursuivre le président rwandais Paul Kagame en justice. 

Me Mbemba accuse Kagame de soutenir des groupes armés responsables de violences contre les populations civiles dans l’est de la RDC. Ces actions, selon le vice-ministre, relèvent de crimes graves, comparables au génocide, aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité.

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Dans son discours, Me Mbemba a dénoncé les agressions répétées de l’armée rwandaise en RDC et a exprimé l’engagement du gouvernement congolais, dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, à poursuivre Paul Kagame jusqu’à ce qu’il soit jugé. 

« Conformément à la vision du chef de l’État, le gouvernement congolais est déterminé à poursuivre Paul Kagame, où qu’il se cache », a affirmé Me Mbemba.Une prise de position qui traduit la volonté de la RDC de ne plus rester silencieuse face à l’agression rwandaise qui dure depuis des décennies dans ses provinces orientales, riches en ressources naturelles.

Dans son allocution, le vice-ministre congolais a également exprimé sa frustration face aux limites actuelles de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour juger les crimes d’agression. Actuellement, la CPI ne peut pas poursuivre pleinement les cas d’agression, une restriction adoptée dans le cadre de l’amendement de Kampala en 2010.

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Me Mbemba a qualifié cette limite de “barrière injuste” empêchant une justice adéquate, expliquant que « l’agression est souvent le crime mère qui précède d’autres atrocités ». 

Le gouvernement congolais a donc appelé à une révision de cet amendement, espérant que les États africains se mobiliseront en juillet 2025 pour appuyer une réforme de la CPI, afin que les crimes d’agression soient traités au même niveau que le génocide et les crimes contre l’humanité.

La RDC a également initié des actions juridiques devant la Cour de justice des États d’Afrique de l’Est (EAC), en raison de la violation de sa souveraineté par le Rwanda. Lors de la première audience, tenue le 26 septembre, les avocats rwandais ont tenté de bloquer la procédure en contestant des documents en français, y compris des rapports des Nations Unies prouvant une présence militaire rwandaise dans l’est de la RDC. Malgré ces tentatives d’obstruction, la RDC reste déterminée à obtenir justice.

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Journaliste chez Mbote.cd
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