RDC : L’opposition appelle à une marche nationale le 8 juillet pour réclamer la démission de Félix Tshisekedi

Rédaction Mbote
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Le bras de fer politique se durcit radicalement en République démocratique du Congo. Réunie en bloc, l’opposition politique a annoncé ce mardi 16 juin 2026 l’organisation d’une grande marche nationale fixée au lundi 8 juillet prochain. L’objectif affiché par les organisateurs ne laisse place à aucune ambiguïté : exiger le départ immédiat du président Félix Tshisekedi et faire barrage au projet de révision constitutionnelle.

Cette déclaration commune intervient dans un climat de haute tension, alors que la majorité au pouvoir a récemment accéléré le processus législatif visant à modifier la loi fondamentale à l’Assemblée nationale.

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Une riposte face au projet de changement constitutionnel

Pour les leaders de l’opposition, les récentes manœuvres parlementaires notamment le vote de la loi référendaire et la mue des députés en chambre constituante s’apparentent à une tentative de “coup d’État constitutionnel”. Ils estiment que le pouvoir en place cherche à fragiliser le pacte républicain hérité de l’accord de Sun City pour s’éterniser à la tête de l’État.

En fixant cette date du 8 juillet, les forces de l’opposition entendent matérialiser le sursaut national demandé par plusieurs figures politiques de premier plan, à l’instar de l’ancien président Joseph Kabila, qui appelait récemment la population à se constituer en « cellules de résistance citoyenne » en s’appuyant sur l’article 64 de la Constitution.

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Vers une nouvelle épreuve de force à Kinshasa

Cette annonce jette les bases d’un nouveau face-à-face crucial avec les autorités urbaines de Kinshasa. Pour mémoire, la dernière manifestation de l’opposition s’était soldée par de violents heurts, faisant 20 blessés (dont 15 policiers) et poussant le gouvernement provincial à menacer les organisateurs de poursuites judiciaires pour non-respect de l’itinéraire convenu.

Les opposants maintiennent que la rue reste leur ultime rempart légitime pour faire reculer le camp présidentiel. Reste à savoir si l’Hôtel de ville choisira d’autoriser, d’encadrer ou d’interdire purement et simplement ce rassemblement, qui s’annonce d’ores et déjà comme un tournant politique majeur pour l’avenir de la RDC.

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