La Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a condamné aujourd’hui l’ancien président Joseph Kabila à la peine de mort.
M. Kabila, qui a dirigé le pays de 2001 à 2019, a été reconnu coupable de trahison et de participation à un mouvement insurrectionnel. La Cour a estimé qu’il était le “chef incontesté de tous les mouvements rebelles” ayant sévi en RDC depuis la rébellion de Mutebusi, le qualifiant de “chef de la coalition AFC/M23”.
Selon le jugement, M. Kabila tenait des “réunions d’état-major pour la conduite des hostilités” à Goma et Bukavu, et procédait à des “inspections dans des centres d’instruction” des rebelles. La Cour a rejeté la demande de mise sous séquestre de ses biens, ainsi que les questions sur sa nationalité, renvoyant ce dernier point au gouvernement.
L’ancien président, qui affirme se trouver actuellement en exil, n’était pas présent lors de l’audience. Le ministère public avait requis la peine capitale contre lui le 22 août dernier.
Cette décision historique de la Haute Cour militaire, rendue ce mardi 30 septembre, suscite de nombreuses réactions dans la classe politique et l’opinion publique congolaise. Elle intervient dans un contexte de quête de justice et de réconciliation nationale après des années de conflits.
Notre rédaction poursuivra son suivi attentif de cette affaire majeure, veillant au respect des droits de la défense et à la transparence du processus judiciaire.