Dans un jugement historique, la Haute Cour militaire de la République démocratique du Congo a condamné l’ancien président Joseph Kabila Kabange à verser d’importantes réparations financières.
Selon le jugement rendu ce jour, M. Kabila, qui a dirigé le pays de 2001 à 2019, a été condamné à payer 29 milliards de dollars de dommages et intérêts à l’État congolais. Il devra également s’acquitter de 2 milliards de dollars envers la province du Nord-Kivu et 2 milliards de dollars à la province du Sud-Kivu.
Cette décision fait suite aux accusations portées contre l’ancien président, reconnu coupable de trahison et de participation à un mouvement insurrectionnel. La Cour l’a notamment qualifié de “chef incontesté de tous les mouvements rebelles” ayant sévi dans le pays, l’accusant d’avoir mené des “réunions d’état-major” et d'”inspections” auprès des groupes armés.
Malgré sa condamnation par contumace – M. Kabila affirmant se trouver actuellement en exil -, la Haute Cour a estimé qu’il devait être tenu pour responsable des dommages causés aux populations et aux infrastructures des provinces touchées par les conflits.
Cette décision historique, qui s’inscrit dans un processus de justice et de réconciliation nationale, suscite de nombreuses réactions dans la classe politique et la société civile congolaise. Beaucoup y voient un tournant majeur dans la lutte contre l’impunité et le détournement des richesses du pays.
Notre rédaction restera attentive aux suites de cette affaire et à la façon dont le gouvernement entend recouvrer ces importantes sommes auprès de l’ancien président condamné.

