RDC : Joseph Kabila sort du silence et appelle à la « résistance citoyenne » contre le changement de Constitution

Rédaction Mbote
3 Min Read

C’est un retour fracassant sur la scène politique dont la République démocratique du Congo se souviendra. Alors que le débat autour de la révision constitutionnelle crispe le pays, l’ancien président Joseph Kabila Kabange a brisé son légendaire mutisme. Dans un message officiel daté du 11 juin 2026, l’ex-chef de l’État a exprimé sa « ferme opposition » au projet de changement de la loi fondamentale porté par le pouvoir actuel.

- Advertisement -

Pour Joseph Kabila, toucher à la Constitution du 18 février 2006 héritage direct de l’accord de Sun City qui a pacifié le pays est un acte gravissime qu’il qualifie d’« attentatoire au contrat social ».

Les mots très durs de l’ancien Président : Le spectre de la « soudanisation »

Loin de sa réserve habituelle, l’ancien dirigeant a littéralement tapé du poing sur la table. Ses mots à l’égard du régime de Félix Tshisekedi sont d’une virulence rare. Joseph Kabila dénonce sans détour un pouvoir qu’il qualifie d’« arrogant, liberticide et prédateur ».

- Advertisement -

Au-delà de la critique politique, l’ancien chef de l’État lance une alerte solennelle sur l’avenir même de la nation. Selon lui, s’entêter à vouloir modifier la Constitution dans le contexte de fragilité extrême que traverse la RDC fait courir au pays un risque majeur d’implosion. Il agite ouvertement le spectre d’une « soudanisation » de la République démocratique du Congo, en référence aux dynamiques de partition et de guerre civile qui ont déchiré le Soudan.

Un appel à la création de « cellules de résistance »

Face à ce qu’il considère comme une dérive autoritaire, Joseph Kabila ne se contente pas d’observer. Il sonne le tocsin et en appelle directement à la population. L’ex-président demande à chaque Congolais, où qu’il se trouve, de se lever et de se muer en une « cellule de résistance citoyenne ».

Cet appel à la mobilisation populaire générale intervient alors que le climat politique à Kinshasa est déjà surchauffé, marqué par les récentes initiatives de l’opposition et l’accélération du calendrier législatif à l’Assemblée nationale. Avec cette sortie de Joseph Kabila, le front du « Non » à la révision constitutionnelle gagne un poids lourd de taille, promettant de durcir encore un peu plus le bras de fer face à la majorité au pouvoir.

Share This Article
Leave a Comment