« Les ennemis ont écarté un fils du pays et placé leur chien » : La sortie fracassante de Félix Tshisekedi contre Joseph Kabila

Rédaction Mbote
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La rupture est désormais totale, irréversible, et les mots ont dépassé les frontières habituelles de la diplomatie d’État.

En déplacement à Houston, aux États-Unis pour le premier match de la RDC en coupe du monde après 54 ans , le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a tenu des propos d’une violence verbale inédite pour décrire l’accession au pouvoir de son prédécesseur, Joseph Kabila Kabange.

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Devant la communauté congolaise, le chef de l’État actuel a revisité l’histoire politique récente de la République démocratique du Congo en des termes particulièrement crus, accusant directement des forces occultes étrangères d’avoir profité du traumatisme de l’après-Mobutu pour imposer leur propre marionnette à la tête du pays.

Le traumatisme de l’ère Mobutu et la « distraction » des Congolais

Selon Félix Tshisekedi, le désir des Congolais de tourner définitivement la page des 32 ans de dictature du maréchal Mobutu était tel qu’il a rendu le peuple aveugle aux dangers géopolitiques immédiats.

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Le président a affirmé que la population était prête à accepter n’importe quelle alternative au mobutisme, quitte à ce que ce soit, selon ses mots, « n’importe qui, même un chien ».

C’est cette vulnérabilité et cette « distraction » collective qui auraient ouvert la voie à l’ingérence étrangère lors de la première guerre du Congo et des événements tragiques qui ont suivi.

Joseph Kabila ciblé : « Ils ont placé leur chien qu’ils pouvaient dresser »

Le point culminant du discours de Félix Tshisekedi réside dans son accusation directe concernant l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001 et la succession qui en a découlé.

Pour le chef de l’État, les « ennemis de la nation » ont délibérément éliminé un digne fils du pays pour installer un dirigeant totalement soumis à leurs intérêts :

« Les ennemis étaient entrés, nous étions distraits. Ils ont même écarté un fils du pays [Laurent-Désiré Kabila], et ils ont placé leur chien [Joseph Kabila], qu’ils pouvaient dresser à leur guise. »

En utilisant cette métaphore canine hautement injurieuse, Félix Tshisekedi dénie toute légitimité historique et patriotique aux 18 ans de gouvernance de Joseph Kabila, le présentant uniquement comme un agent de l’étranger fabriqué pour être « dressé » par des puissances extérieures.

Une déclaration qui embrase le climat politique

Cette sortie médiatique à Houston intervient alors que le pays traverse une crise politique majeure entourée de tensions sur le projet de révision constitutionnelle, et quelques jours seulement après le message de Joseph Kabila appelant à la « résistance citoyenne ».

En choisissant de frapper aussi fort sur le plan personnel et historique, Félix Tshisekedi dynamite les derniers ponts qui subsistaient de l’ancienne coalition FCC-Cach. Cette escalade verbale sans précédent entre l’actuel et l’ancien président fait redouter un durcissement extrême du débat politique sur le terrain à Kinshasa.

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