Le pasteur Pierre Kasambakana a été reconnu coupable hier par le tribunal de Kinshasa des faits qui lui étaient reprochés, à savoir le mariage forcé d’une mineure.
Après plus de 2 mois de procès, il a été condamné à 11 ans de prison. L’affaire avait débuté avec son arrestation lors de son douzième mariage avec une jeune fille de 14 ans prénommée Meda.
Les parents de la mineure affirmaient qu’elle avait 18 ans, mais les vérifications ont permis d’établir qu’elle était bien plus jeune. Malgré les déclarations du pasteur évoquant le “souhait” du père, la justice a estimé que le consentement de la victime faisait défaut.
Cette condamnation inédite pour un homme d’Église de son importance constitue un signal fort envoyé face à de tels agissements prohibés par la loi. Elle démontre que personne n’est à l’abri de sanctions pénales lorsque des actes répréhensibles sont commis.
Le débat sur cette affaire qui a suscité l’émoi souligne l’importance du respect du droit et de la protection des plus fragiles.
