Le climat est tendu à Malabo, où s’est ouvert, ce 30 juin, le procès très attendu de Baltasar Ebang Engonga, ancien directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF). Il est poursuivi pour détournement de fonds publics, aux côtés de plusieurs de ses anciens collaborateurs.
Déjà affaibli par une affaire de mœurs suite à la diffusion de vidéos compromettantes à caractère sexuel, Baltasar Ebang Engonga fait aujourd’hui face à une double indignation populaire : morale et financière. Le scandale, largement relayé sur les réseaux sociaux, a profondément choqué l’opinion publique équato-guinéenne.
L’audience, placée sous haute surveillance, témoigne de la sensibilité politique et médiatique de ce dossier. De nombreux journalistes locaux et internationaux étaient présents pour couvrir ce procès, considéré comme un test pour la transparence judiciaire dans le pays.
Pour l’heure, les débats se poursuivent, et les regards restent braqués sur la justice équato-guinéenne, appelée à trancher dans une affaire qui mêle abus de pouvoir, scandales personnels et gestion opaque de fonds publics.

