Le débat sur la révision constitutionnelle et l’avenir politique de la République Démocratique du Congo continue de faire réagir bien au-delà des états-majors politiques. Invité sur le plateau de l’émission Bosolo TV, l’icône de la rumba congolaise JB Mpiana a jeté un pavé dans la mare en apportant un soutien sans équivoque au président Félix Tshisekedi, affirmant que ce dernier est investi d’une véritable « mission » à la tête de la nation.
Alors que la classe politique s’affronte sur les textes juridiques, le leader de Wenge Musica Maison Mère choisit de se placer sur le terrain du pragmatisme et de l’empathie face à la crise que traverse le pays, particulièrement dans sa partie orientale.
Un président préoccupé par le sort de l’Est
Pour JB Mpiana, l’engagement du chef de l’État envers son peuple ne fait aucun doute. L’artiste estime que Félix Tshisekedi reste profondément habité et préoccupé par les souffrances des Congolais, et plus spécifiquement par le calvaire sécuritaire imposé aux populations de l’Est du pays.
C’est cette proximité avec les réalités du peuple qui justifie, selon lui, qu’on lui accorde le temps nécessaire pour mener à bien ses réformes.
« Fatshi a une mission, pas un mandat. Qu’on le laisse faire son travail. Après tout, il ne restera pas éternellement au pouvoir », a déclaré JB Mpiana au micro de Bosolo TV.
Le choix d’un troisième mandat laissé au peuple
L’interprète de Souverain Premier ne s’est pas arrêté là. Abordant frontalement la question ultra-sensible de la longévité au pouvoir, il s’est positionné en faveur d’une prolongation de l’action présidentielle, tout en rappelant le principe démocratique fondamental :
« Je le soutiens pour un troisième mandat, mais c’est le peuple qui décide. »
Pour conclure et sceller sa détermination, la star de la musique a lâché une expression bien connue à Kinshasa : « Tout droit ti nati » (Tout droit jusqu’au bout), illustrant sa volonté de voir le cap actuel être maintenu malgré les tempêtes politiques et sécuritaires.
Les artistes et le débat républicain
Cette prise de position de JB Mpiana intervient dans un climat où les voix culturelles majeures du pays sont de plus en plus scrutées lorsqu’elles s’expriment sur la marche de l’État.
En qualifiant l’action de Félix Tshisekedi de « mission » plutôt que de simple « mandat », le chanteur tente d’élever le débat au-dessus des strictes contraintes juridiques de la Constitution de 2006.
Une sortie médiatique forte qui promet déjà d’alimenter les discussions dans les salons politiques et culturels de la capitale.
