Apôtre Léopold Mutombo : « Nous voulons le changement de la constitution. Ayons le courage de faire table rase »

Rédaction Mbote
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Dans le débat de plus en plus passionné sur la réforme de la loi fondamentale en République Démocratique du Congo, une nouvelle voix de poids vient de se faire entendre.

Rompant avec une certaine réserve médiatique sur les questions purement politiques, l’Apôtre Léopold Mutombo Kalombo, leader du Ministère Amen, a pris position sans détour : pour lui, la Constitution actuelle est le péché originel des maux congolais.

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C’est une prise de parole rare et particulièrement tranchée. Alors que la classe politique se déchire sur l’opportunité de réviser ou de changer la Constitution de 2006, le célèbre télévangéliste a choisi son camp. Son constat est sans appel : le cadre juridique actuel ne serait pas une solution, mais le problème lui-même.

Une Constitution accusée de freiner la nation

Pour l’Apôtre Léopold Mutombo, les crises cycliques que traverse le pays depuis vingt ans trouvent leur source dans les textes qui le régissent.

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Loin de voir en la Constitution actuelle un rempart démocratique, il la décrit comme un catalyseur d’instabilité.

« Tous les problèmes qu’a connus cette nation, surtout les dernières décennies, ont été favorisés par cette constitution », a-t-il affirmé avec conviction.

Selon sa lecture, le système mis en place lors de la transition et consolidé par le référendum de 2005 porterait en lui les germes de l’inefficacité de l’État et des blocages institutionnels qui empêchent le décollage de la RDC.

L’appel à la « Table Rase »

Là où certains proposent des retouches chirurgicales ou des amendements ciblés, Léopold Mutombo prône une rupture radicale. Pour lui, le temps n’est plus aux demi-mesures.

« Nous voulons le changement de la constitution. Ayons le courage de faire table rase », a-t-il martelé. Ce concept de “table rase” suggère l’élaboration d’un tout nouveau contrat social, écrit par et pour les Congolais, libéré des influences et des compromis de l’époque de la post-transition.

Une caution spirituelle pour le camp du changement

Cette déclaration n’est pas anodine.
Dans un pays où les leaders religieux exercent une influence morale profonde sur des millions de citoyens, la sortie du responsable du Ministère Amen apporte un soutien de taille aux partisans de la révision constitutionnelle.

Elle intervient également peu après les déclarations du pasteur Godé Mpoyi, créant ainsi une dynamique où plusieurs figures issues du monde religieux commencent à s’aligner sur la nécessité d’une refonte structurelle de l’État.

Si l’opposition craint qu’un tel changement ne serve qu’à prolonger les mandats actuels, pour l’Apôtre Mutombo, la priorité semble être ailleurs : sortir d’un carcan juridique qu’il juge inadapté aux réalités et aux ambitions de grandeur de la nation congolaise. Le débat, lui, ne fait que s’intensifier.

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