« 3 ans ont suffi à Jésus » : Delly Sesanga invoque l’exemple de Jésus pour s’opposer au mandat long et à la revision constitutionlle

Rédaction Mbote
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Alors que les sirènes d’un changement constitutionnel et d’un allongement du mandat présidentiel se font de plus en plus pressantes au sein de la majorité, Delly Sesanga s’érige en rempart. Avec une métaphore spirituelle qui frappe les esprits, le leader d’Envol démonte l’argument du « manque de temps » souvent avancé pour justifier la révision de la loi fondamentale.

Pour Delly Sesanga, la longévité au pouvoir n’est pas un gage de réussite. Au contraire, elle cache souvent une absence de résultats. En convoquant la figure universelle de Jésus-Christ, l’opposant place le débat sur le terrain de l’efficacité plutôt que sur celui du calendrier.

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La brièveté au service de l’impact

L’argumentaire de Sesanga est limpide : si le fondement de la foi chrétienne et une œuvre qui traverse les millénaires ont pu être établis en seulement trois ans, pourquoi un mandat de cinq ou dix ans serait-il insuffisant pour transformer un pays ?

« Jésus-Christ a accompli des miracles en seulement trois ans, et pourtant, plus de deux mille ans après, son œuvre continue de marquer l’humanité », a-t-il rappelé.

Par cette comparaison, il fustige ceux qui estiment que le temps imparti par la Constitution de 2006 est trop court pour redresser la République Démocratique du Congo. Pour Sesanga, la montre n’est pas l’ennemie du développement ; ce sont l’indiscipline et le flou stratégique qui le sont.

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Intensité, Discipline et Vision : Le triptyque de Sesanga

En s’opposant fermement au prolongement du mandat, Delly Sesanga définit ce que devrait être, selon lui, l’exercice du pouvoir d’État :

  • L’intensité du travail : Le refus de la procrastination politique.
  • ⁠La discipline : Le respect des règles établies et des délais constitutionnels.
  • La clarté de la vision : Savoir où l’on va pour ne pas avoir besoin d’une éternité pour y arriver.

Pour l’élu de Luiza, réclamer un mandat plus long est un aveu de faiblesse ou, pire, une volonté manifeste de s’éterniser au pouvoir « aux dépens du peuple ».

Un non catégorique à la révision constitutionnelle

Cette sortie s’inscrit dans une lutte globale contre le changement de la Constitution. Delly Sesanga voit dans les velléités de révision une tentative de « déverrouiller » les acquis démocratiques de 2006.

En rappelant que l’œuvre de Jésus continue de marquer l’humanité sans qu’il ait eu besoin de “prolonger” son temps, il envoie un message clair : un grand dirigeant est celui dont les réformes lui survivent, pas celui qui s’accroche à son fauteuil.

Alors que le camp présidentiel multiplie les ballons d’essai sur la nécessité d’une “Constitution adaptée aux réalités congolaises”, la réplique de Sesanga replace l’homme devant ses responsabilités.

Le problème ne serait pas la Constitution, mais la capacité de ceux qui dirigent à produire des résultats dans le cadre imparti.

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